Publié le 21/03/2009 à 12:00 par elisakouto
Pluton fut le premier objet transneptunien découvert par Clyde Tombaugh en 1930.
Jusqu'en 2006 il fut considéré comme une neuvième planète.
Et incorporé en tant que telle dans la pratique astrologique moderne.
En astrologie mondiale Pluton symbolise en effet tout le courant scientifique autour du nucléaire ou de la radioactivité (ainsi que la pollution industrielle) mais aussi le développement de la Chine moderne ou du terrorisme.Il symbolise aussi le Sexe, la Mort, la Transformation, la Renaissance.Destruction et inspiration.Ce qui est petit, insidieux, mystérieux, caché, invisible... Le grain de sable dans la mécanique.Le contrepoids déstabilisateur.
Etc...
Officiellement, ce n'est plus aujourd'hui que la deuxième plus grande
planète naine (connue) du système solaire.
Un simple objet glacé appartenant à la ceinture de Kuiper , en lisière du système solaire.
Cette rétrogradation fut votée à main levée par l’union astronomique internationale (UAI) fin août 2006 à Prague. La notion de planète n'avait jamais été précisément définie, or la découverte de nombreux objets similaires dans la ceinture de Kuiper depuis le XXiéme siècle nécessitait une redéfinition du terme.
Pluton est trés différente des autres planètes qui se divisent en 2 groupes:
-les planètes telluriques (rocheuses) Mercure, Vénus, Terre et Mars
-les géantes Gazeuses Jupiter ,Saturne, Uranus et Neptune.
Les arguments qui ont amené à cette décision sont réels.
D'une part, son orbite est trés trés elliptique et inclinée (distance variant entre 29 et 49 unités astronomiques) (cela la rapproche presque plus de la comète que de la planète)
D'autre part, elle est trés petite: son diamètre n'est que de 2 300 km , moins qu'Eris autre objet découvert dans la ceinture de Kuiper.
En résumé, Pluton n'est qu'une surface glacée (un astéroïde), aux confins du système solaire (période de révolution : 247 ans) avec une orbite fortement elliptique (non assez circulaire) et trop petite (plus qu'Eris, plus que notre Lune ou que Triton, satellite de Neptune).
Cela ne l'empêche évidemment en rien de continuer à jouer un rôle de marqueur astrologique.
Mais je trouve que ce rappel de la réalité astronomique est bénéfique et instructif pour tous ceux qui font de l'astrologie virtuelle coupée de toute réalité astronomique .
Autre particularité:Pluton possède un énorme satellite, Charon, qui fait que beaucoup d'astronomes les considèrent comme un système double, puisque la différence de masse entre les deux objets est l'une des plus faibles de tous les couples planétoïdes/satellites du système solaire (rapport 2 pour 1).
De plus, le barycentre de leurs orbites ne se situe pas à l’intérieur d’un des deux corps.
Ces deux objets tournent l'un autour de l'autre en 6,39 jours, chacun présentant toujours la même face à l'autre, comme la Lune par rapport à la Terre.
Il existe aussi 2 autres satellites naturels nettement plus petits: Nix et Hydra, découverts en 2005.
Pluton est principalement composée de roche et de glace de méthane, mais aussi de glace d’eau.Certains imaginent même l'existence d'un océan liquide sous la couche de glace...
Aucune sonde spatiale n’a encore jamais survolé Pluton, mais la sonde New Horizons lancée en janvier 2006 par la NASA pour explorer le système plutonien, doit le survoler trés rapidement durant l’été 2015, après un voyage de 6,4 milliards de kilomètres.
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Publié le 10/01/2009 à 12:00 par elisakouto
Le destin...
-Au sens le plus strict et fataliste le mot Destin suggère une détermination des grandes lignes de notre vie.
Tout serait tracé et il serait impossible de s'y soustraire.
Cela réduirait le libre-arbitre cher à l'Occident à pas grand chose.
(L'individu peu informé croit volontiers que l'astrologie est forcément fataliste.)
-A l'inverse, les existentialistes occidentaux depuis le XIX ieme suggérent que l'existence précède l'essence dans un monde purement matériel où l'homme est seul responsable de son sort, (par ses choix et ses actions).
Il existe évidemment des astrologies fatalistes: c'est souvent le cas des astrologies indiennes et asiatiques ainsi que des sidéralistes et de l'astrologie karmique(qui se veulent déterministes dans la majorité des cas) , mais c'est aussi le travers d'assez nombreux astrologues contemporains occidentaux (qui eux ne s'avouent pas comme tels).
Tout en prétendant que "les astres inclinent mais ne déterminent pas"(célèbre adage de Ptolémée) leur pratique, et leur langage s'appuient en réalité sur la croyance profonde en une détermination (une influence conséquente des astres).
Il suffit de les lire pour s'en rendre compte.
On constate assez vite que beaucoup d'astrologues sont dans ce grand écart permanent entre leurs principes annoncés et leur pratique.
Dans l'état actuel des connaissances je propose depuis quelques années déja d'oublier
la notion d'influence pour parler de
synchronicité ou de
reflet
(d'autres encore parleront du principe analogique; c'est la même idée, le systéme solaire et macrocosmique, reflètant la réalité planétaire microcosmique )
Dans cette optique, l'influence ne saurait être qu'un cas particulier éventuel, encore à étudier.
Pour en revenir au destin, entre les deux extrèmes que j'exposais au début, (destin fataliste, ou liberté absolue) j'opte pour la voie du Milieu, les deux étant en partie vrais mais jamais totalement.
Cette voie du milieu (celle de
l'astrologie initiatique) considère que nous naissons dans un noeud de déterminations diverses (héréditaires,familiales, environnementales, sociales,sexuelles,religieuses, culturelles,psychologiques, éventuellement karmiques).
La carte du ciel n'en est qu'un reflet, non pas exhaustif, mais symbolique et structurel.
C'est une particularité de l'astrologie que de réunir symboles et structures en un tout cohérent (qui reste à décrypter).Le zodiaque est en ce sens un
alphabet symbolique structuré.
La carte du ciel n'est donc pas une influence parmi d'autres mais un reflet de certaines de ces influences (pas toutes, car le niveau de conscience individuel n'est jamais déterminé, par nature c'est le libre arbitre, la liberté, le MAT...)
Pour expliciter plus précisément le concept de destin, je dirai qu'il tend à se dérouler au départ telle une programmation automatique (le résultat des déterminations mentionnées plus haut) jusqu'à ce que ( à partir de l'adolescence) notre conscience en gestation nous permette de discerner ces différentes programmations dont nous sommes l'objet et de nous en libérer.
C'est ce but ultime que propose l'astrologie initiatique.
Prendre conscience de ce qui nous influence (et ce ne sont pas les astres! les astres ne font que refléter la symbolique de cette influence.)
La finalité c'est la libération des influences, par prise de conscience, dépassement, sublimation ou acceptation.
En ce sens le Destin(l'enchainement au passé par le biais des conséquences) comme la plupart des concepts peut être vu comme indissociable de son complémentaire: la Liberté.
Et chaque être humain oscille entre ces deux limites absolues : le zéro et la totalité, zéro étant le fatalisme et la totalité étant la liberté.
NB: On peut penser à l'image de la respiration qui est initialement inconsciente, programmée, instinctive et automatique, mais dont on peut prendre conscience et que l'on peut contrôler(maîtriser) pour changer ses états intérieurs (comme certains yogis ou comme dans la PNL)
Elisa Kouto
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par elisakouto
(Rétrogradation de mars dans le ciel: vues successives)
Rétrogration?
LA Rétrogradation des planètes n'est pas réelle mais apparente
c'est une sorte d' illusion optique due aux mouvements relatifs de la Terre par rapport aux autres planètes.
La Lune et le Soleil ne sont pas concernés puisque l'une tourne autour de nous et que nous tournons autour de l'autre.
Il y a deux sortes de rétrogradations:
celle de toutes les planètes extérieures (de Mars à Pluton) et celle des planètes intérieures (Mercure et Vénus).
La rétrogration des planètes extérieures a lieu quand la Terre (dans son orbite intérieure) double une planète extérieure ("à la corde" en quelque sorte).
Quand cela a lieu cette planète extérieure se trouve donc en approche de l' opposition au soleil
(c'est aussi le moment où la terre s'en rapproche au plus près sur son orbite.)
La rétrogradation des planètes intérieures, au contraire, a lieu quand celles-ci doublent la Terre sur leur orbite plus intérieure.Elles sont alors en approche de leur conjonction inférieure.
(celle qui a lieu devant le Soleil et non derrière) et celà correspond encore au moment où elles et la Terre sont les plus proches.
Elles ne doivent donc pas être interprétées exactement de la même façon.Il y a une belle nuance.
Ce qu'il y a en commun:
-La planète
semble reculer dans le Ciel. (inversion apparente du sens, vers le dedans ou l'arrière)
-Elle est dans son arc de trajectoire le plus proche de la Terre. (moment privilégié de proximité avec la planète)
-Elle est du même coté du Soleil que la Terre. (mais sur la carte du ciel cela se traduit en conjonction ou opposition)
Ce qu'il y a de différent:
-Dans un cas c'est la Terre qui double, dans l'autre elle se fait doubler. (la rapidité change de camp)
-Déja noté, c'est une opposition au Soleil pour les planètes extérieures, mais une conjonction infèrieure pour les planètes intérieures.
En termes d'interprétation, on lit aussi bien qu'une planète rétrograde est une planète dont l'énergie est tournée
vers nous-même (et non vers l'extérieur comme pour la planète directe) ou qu'elle reflète un regard en arrière, un nécessaire travail de compréhension du passé.
Au vu de l' explication qui précède j'aurai tendance à dire qu'il s'agit
d'introspection, d'intériorisation dans le cas de Vénus et Mercure mais qu'il s'agit
d'un
regard/retour vers le passé (bilan, analyse historique,tradition, souvenirs) quand il s'agit des planètes extérieures.
Et la distinction me parait importante.
Je crois que c'est en partant de l'interprétation logique de faits astronomiques simples et concrets comme cet exemple, que l'on peut redonner à l' astrologie contemporaine une cohérence qui lui fait défaut.
L'interprétation ne doit pas venir de nulle part, encore moins d'un dogme ou refléter les obsessions de celui qui interprête, il faut que l'on puisse en comprendre le pourquoi du comment.
Elisa
Appendice:
Durée annuelle approximative de rétrogradation
Pluton 160 jours (5 mois sur 12)
Uranus 151 jours
Saturne 136 jours,
Jupiter 119 jours, (4 mois)
Mars 75 jours
Vénus 42 jours
Mercure 22 jours
Publié le 24/12/2008 à 12:00 par elisakouto
NB: Pour des raisons de commodité de langage, en astrologie on parle de 10 "planètes" (au sens large).
La Terre en est en effet exclue (puisqu'elle y est le point central), et on y inclut une étoile (notre Soleil), plus un satellite (notre Lune).
plus précisément nommés luminaires.
Quand on y parle d'étoiles "fixes" (en astrologie sidérale le plus souvent, mais parfois aussi en astrologie tropicale paradoxalement...) on parle des étoiles lointaines qui tapissent la bande étroite du Ciel ( Zodiaque) entourant le plan de l'écliptique (trajectoire du Soleil autour de la Terre).
Le fait de savoir à quoi correspond la division en 12 de cette bande du Zodiaque est un des débats important de l'astrologie contemporaine, j'y reviendrai donc...
Le système solaire
Si l'on considère le systéme solaire globalement, la hiérarchie est simple. Le Soleil domine évidemment .
Viennent ensuite , en deuxième plan, les deux géantes Jupiter et Saturne, puis suivent au même titre toutes les autres.
Mais l'astrologie est presque toujours géocentrique, elle considère les choses
telles qu'elles nous apparaissent.
Elle est aussi généralement conçue pour l'hémisphère Nord et plus précisément pour nos latitudes (mais de ça aussi j'en parlerai une autre fois).
Or d'un point de vue géocentrique la hiérarchie des planètes est toute autre.
(mais elle dépendra bien sur du sujet d'étude, individuel ou collectif.)
Hiérarchie des planètes en astrologie géocentrique
1er Plan : Soleil et Lune.
Le Soleil et la Lune (désignés comme
Luminaires) paradoxalement s'y retrouvent presque sur un même plan, le premier, dans un couple complémentaire.
Leur taille apparente est assez proche (le Soleil fixe pour le jour, la Lune changeante la nuit).Tous deux sont rapides en terme de révolutions et rythment la vie sociale humaine: l'année et le mois.
2iéme plan Vénus, Mars, Mercure
Sur un second plan viennent
Vénus (qui domine souvent la nuit quand la Lune y est absente),
Mars et Mercure (encore trois planètes rapides).
On peut considérer qu'elles sont toutes trois des attributs du Soleil et/ou de la Lune, et autrement dit de l'individualité.
3iéme plan Jupiter et Saturne
Les deux géantes
Jupiter et Saturne (dernières visibles à l'oeil nu) constituent dans un troisième plan des limites
pour le champ individuel classique.Les charnières avec le collectif,social,planétaire.
Dernier plan Uranus, Neptune, Pluton
Uranus, Neptune, Pluton (planètes lentes)viennent en dernier comme des révélateurs du collectif, ce sont des planètes "modernes", révélées récemment, et surtout trés lentes.Elles n'ont donc que peu d'importance pour l'individu (sauf valorisation en terme symbolique quand elles sont mises en valeurs par tout le reste)
mais
beaucoup plus s'il s'agit de comprendre des tendances globales et collectives où elles prennent le pas sur les planètes rapides qui parlent plus de l'instant que du long terme...
Publié le 22/12/2008 à 12:00 par elisakouto
L'astrologie est une façon de mettre en relation un microcosme (la planète Terre en l'occurence)avec le macrocosme du systéme solaire qui l'entoure (astrologie tropicale) ou du cosmos entier (astrologie sidérale).
C'est pour cela que je préconise d'utiliser le terme de
synchronicité entre les deux et non d'influence de l'un sur l'autre (qui n'en est éventuellement qu'un cas particulier encore à préciser et comprendre)
Dans cette optique, la recherche d'une
hiérarchie des données (qui me parait s'imposer comme principe : cf l'astrologie holistique de Germaine Holley), découle de ce qui est primordial , pour aller progressivement vers le secondaire, puis vers le détail.
Et dans l'espace qui nous entoure: le macrocosme (qui nous sert de miroir), c'est relativement facile de distinguer ce qui est important de ce qui l'est moins.
Néanmoins en pratique, assez peu d'astrologues (ou d'amateurs d'astrologie) gardent cette hiérarchie fondatrice.Ils oublient ce qu'est la source de l'astrologie (la relation avec l'Espace) et se contentent de la faire fonctionner comme un
métalangage coupé de toute réalité concrète.
Et pourtant certains se réclament de l'astrologie holistique alors qu' ils n'en appliquent pas l'esprit, synthétique.
L'idée est
d'aller à l'essentiel, à la simplicité au lieu de proposer un fatras de données, de détails et d'infos dans lesquels on se noie, ce qui est le travers de presque tous les débutants.
Mais cette synthése est probablement le plus difficile et ce qui fait de l'interprétation des données astronomiques un ART.
On n'y fait pas un inventaire exhaustif de caractéristiques (telle planète dans tel signe et telle maison, puis tels aspects etc) mais on y cherche un sens qui éclaire tout ou une structure qui organise.
Ainsi la situation du Soleil ou de la Lune (et leur rapport aux autres) prime forcément sur tout le reste et en particulier sur la Lune noire, ou d'autres points, fictif, virtuel, voire imaginaire.La Lune noire n'a de sens que par rapport à la Lune et n'en est qu'une dérivée secondaire.Une conjonction de la Lune avec la Lune noire par exemple indique concrétement que la Lune est à son apogée (apparaissant donc plus petite car au plus loin de la Terre sur son orbite) (curieusement certains accros à la Lune noire oublient cette évidence, ou pire l'ignorent).
Ainsi la pleine Lune de Décembre 2008 était énorme, si vous avez pu la voir, et cela s'explique car elle était en opposition à la Lune noire, donc à son périgée,sa position la plus proche de la Terre sur sa trajectoire..
Le dessin en haut de cet article montre ce qu'est la
Lune noire: un point virtuel dans l'espace, sans réalité concrète (vide), le deuxième foyer de l'orbite en ellipse que la Lune parcourt autour de la Terre (et dont celle-ci est le premier foyer.)
Je ne nie pas qu' un tel point virtuel puisse avoir une signification (parfois trés éclairante pour le domaine invisible), mais celle-ci ne saurait intervenir
avant la présence concréte des planétes proches par exemple, et de leurs rapports angulaires (la structure qu'elles constituent). De plus, en parler sans référence à la Lune dont elle dépend est une quasi absurdité épistémologique.
Un effet de mode a rendu cette interprétation de la Lune noire trés tendance, alors que l'on néglige totalement d'autres notions qui me semblent bien plus intéressantes (voir Pierre Heckel à ce sujet cf l' Homme et les influences astrales) comme de
savoir si une conjonction Soleil Vénus ou Soleil Mercure a lieu devant ou derrière le Soleil.
Ces deux conjonctions sont presque toujours interprétées de la même façon alors qu'elles reflètent des situations inverses (plus grande proximité et sens apparent gauche-droite ou plus grand éloignement et sens apparent droite-gauche).
Mercure et Vénus, les deux planètes intérieures à l'orbite de la Terre, ont en effet deux types de conjonctions avec le Soleil :
Inférieure, quand elles se trouvent au plus près de la Terre.
Supérieure, quand elles sont à l'opposé du Soleil.
Faire la différence entre ces deux données (ou pas) est pour moi ce qui fait la différence entre un astrologue et un ... (hum que dire?)
De plus en plus souvent, je lis des interprétations trés pointues (ou disons plutôt détaillées) qui mettent en avant des données trés trés secondaires, parfois fictives, parfois même fausses (ou tout du moins incohérentes).
Et ce faisant elles négligent l'essentiel alors qu'elles sont sensées faire une synthése et aller au principal.
L'encadrement du Soleil est un autre exemple d'une donnée concréte (relativement classique et signe d'un regard intelligent, mais peu usitée bizarrement) assez importante , la position du Soleil dans le ciel (au zénith ou au fond du ciel et par extension en maison...) est aussi trés cruciale (tout cela participe directement à la structure d'un ciel donné)
mais savoir avant toute autre chose dans quel secteur est la lune noire ou quel est le sens de la 6iéme maison interceptée, là franchement ce sont des données qui ne devraient pas entrer en ligne de compte à ce stade.
Ce sont des coups d'oeil ajoutés, des petits plus en cas d'incertitude, des outils de précision. Les faire rentrer dans la vue d'ensemble globale est à mon avis (trés humble lol) une dérive, qui distrait et éloigne de l'essentiel.
C'est un travail de chercheur, de spécialiste ou d'érudit et je ne critique pas qu'on écrive un bouquin consacré à la Lune noire, vraiment pas, mais voire des forums amateurs discerter à ce sujet en première approche d'un ciel, c'est un non sens, c'est prendre un ciel par le petit bout de la lorgnette et détourner l'outil de sa fonction.
Se regarder le nombril sous un ciel étoilé.
C'est une confusion des valeurs.
Elisa
Publié le 21/12/2008 à 12:00 par elisakouto
De bons astrologues créatifs et qui rendent plus intelligents, il y en a beaucoup
dans des optiques trés diverses :Heckel, Barbault, Arroyo, Ruperti, Volguine, Holley etc...
Sur le Net, on trouve de tout, le pire et le meilleur, il faut confonter , faire le tri, penser par soi même et hiérarchiser pour ne pas mettre dans le même sac, le fruit mur d'une longue expérience passionnée , l'intuition ébauchée d'un néophyte, le fond de commerce d'un baratineur , ou l'instrument de manipulation d'un assoifé de pouvoir...
Mais cette confrontation trés démocratique est une source de fraicheur et d'évolution,de remise en question positive. Le Net attaque de front les arguments d'autorité,car il faut y démontrer ce qu'on avance, les idées libres et gratuites y trouvent donc un espace fécond pour évoluer.
Cartes du ciel de personnalités, Editer une carte du ciel, etc...
http://www.astroo.net/
Conseils de lecture astrologique:
http://philipeau.free.fr/livres.htm#astrologie
Le site d'André Barbault
http://www.andrebarbault.com/
Astres et histoire de Gérard Laffont
http://astreshistoire.free.fr/
L'association Jupitair Patrick Giani
http://www.jupitair.org/
Association pour la Recherche et l'Information en Astrologie NAturelle
http://www.astroariana.com/
Une histoire de l'astrologie
http://lmhbf.chez.com/histoiredeastrologique.htm
Astrologie : Le Manifeste Patrice Guinard
Centre Universitaire de Recherche en Astrologie.
http://cura.free.fr/
http://cura.free.fr/01qapa2.html
Astrologixa
L’avenir du monde selon l’astrologie axiale
http://ramkat.free.fr/ashalb21.html
L'ASTROLOGIE de feminissimo.com
http://www.feminissimo.com/astrologie.htm
Univers-site
http://www.univers-site.com/
Astro-Dienst
http://www.astro.com/
Astronomie
http://www.astrosurf.com/
Phil Orsoni un astrologue
http://orsoni.philippe.free.fr
Marc Cerbère un autre un autre:
http://www.astresnet.org/
Un forum astrologique:
http://astrologie-libre.org/phpbb/index.php
Publié le 21/12/2008 à 12:00 par elisakouto
J'ai lu cette rremarque.
l'astrologie est un jeu qui fonctionne uniquement si l'on y croit.
Pour l'astrologie individuelle dont je parlais plus loin c'est assez net, j'indiquais qu'elle fonctionnait plus comme un langage que comme une connaissance objective du réel.
Mais je crois plus globalement que c'est là une posture philosophique que l'on peut adopter pour tout systéme conceptuel , pas seulement pour l'astrologie.
La science ou la médecine ne fonctionnent pas autrement.
Rien ne fonctionne si l'on y croit pas.(Même ma voiture ne fonctionne plus si je n'y crois pas ) (si si je vous jure...)
Dés qu'un groupe important de personnes croit en quelque chose cette chose acquiert une existence et une certaine autonomie.
La Terre existerait-elle sans personne pour la percevoir? On n'en sait rien.
Les idées ont-elles une existence si personne ne les pense?
Paradoxalement si je ne crois pas vraiment en l'influence des planétes, je crois aux archétypes qui façonnent le monde et les humains MAIS dans un équilibre interractif avec les humains qui façonnent également en retour le monde et les archétypes... (par leurs actions et leurs croyances)
l'essence précéde l'existence mais l'existence transforme l'essence et la remplit de sens.
Sinon à quoi bon exister d'ailleurs?
Je pense donc que la synchronicité entre la marche des planétes et les valeurs du temps est une réalité objective du même ordre que l'existence des saisons dues à l'inclinaison de l'axe Terre dans sa révolution solaire.
En cela je crois l'astrologie plus proche de l'essentiel que d'autres systémes de pensée.C'est même sa spécificité et la raison de sa perpétuation au travers des siécles.
Mais cela ne rend pas indispensable pour autant et ne justifie évidemment pas toutes les utilisations grotesques que l'on en fait.
Publié le 20/12/2008 à 12:00 par elisakouto
L'astrologie individuelle contemporaine (psychologique) n'est pas l'astrologie!
Ce n'en est qu'une toute petite partie même si on ne voit désormais quasiment plus qu'elle et qu'elle focalise l'objet des débats sur internet , ici ou ailleurs...
(Comme si on prétendait débattre de littérature en étudiant le bottin, des romans-photos, des livres de compte ou des prospectus de pub.)
C'est vraiment l'arbre qui cache la forêt.
Et c'est un arbre en plastique.
Cet aspect superficiel n'est en effet que l'apparence relativement récente et consumériste d'une "science/connaissance/art/technique" dont l'objet est beaucoup plus vaste que le supposé destin individuel de femmes insatisfaites qui se demandent si jean-claude-michel-édouard sera l'homme de leur vie ou si leur travail va évoluer.
Le summum du ridicule me semble être atteint avec l'astrologie horaire promue au rang de pratique existentielle.
L'astrologie horaire ne saurait être autre chose qu'un outil (de précision) parmi d'autres au service d'une vision plus large mais regarder une carte du ciel avant de prendre la moindre décision est aberrant.
A la même heure dans le monde avec les mêmes supposées "influences" il y a des gens qui souffrent , d'autres qui s'épanouissent, des catastrophes et des miracles.
Et heureusement.
On peut prévoir avec une quasi certitude qu'en automne il y aura des vendanges mais pour la qualité du vin qu'elles donneront certaines données nous échappent.
C'est vraiment l'aspect le plus inutile et le plus dommageable de ce que peut donner l'astrologie mal comprise, mal utilisée je dirai même dénaturée ou détournée.
Une caricature, voire même une maladie compulsive.
Mais il est vrai aussi trés paradoxalement que l'aspect caricatural,le plus trivial, le plus vulgaire (prévisions individuelles précises, horoscopes,santé,amour, travail, que sera mon avenir? etc...)a toujours protégé la vraie substance ésotérique de l'astrologie(un peu comme l'alchimie au double langage poétique, changer le plomb en or ayant plus d'un sens à comprendre...)
Pour l'astrologie l'agrégat constitué par les visions les plus caricaturales qu'elle induit (autant de la part de ses adeptes plus ou moins égarés dans leurs visions que de ses adversaires) constitue son épiderme protecteur mais ne dit rien de sa vraie nature intérieure.
......
Il n'y a donc pas une astrologie mais une multitude d'approches qui se basent toutes sur une relation entre le systéme solaire (contenant) et la planète Terre (contenue).
L'influence de l'un sur l'autre n'est plus un prérequis mais une simple possibilité.
Depuis Jung, il est plus pertinent de parler de synchronicité entre ces deux systémes.
Parler d'influence à notre époque, avec les concepts dont on dispose, me semble terriblement réducteur.
Je laisse de coté les astrologies orientales (indiennes et chinoises notamment) ou sudaméricaines basées sur des notions assez différentes (lunaires souvent) et beaucoup plus déterministes (comme l'était l'astrologie occidentale il y a quelques centaines d'années et comme elle l'est encore pour quelques sidéralistes).
Astrologies individuelle et mondiale:
-L'astrologie individuelle bien comprise est un aboutissement de l'époque moderne
(seuls les rois ou les grands personnages incarnant un courant collectif avaient ce privilége dans le passé)
et permet avant tout une meilleure connaissance de soi-même,
(des personnages dont est constitué notre moi).
L'astrologie initiatique la prolonge en donnant des clés pour le déployement du soi (par le biais des cycles temporels intérieurs ou par le chemin symbolique).
-L'astrologie mondiale (qui se basait surtout sur les thémes des rois ou des naissances des Etats et Républiques) a beaucoup évolué au XXiéme siécle (depuis la découverte des planétes lentes Uranus Neptune Pluton) grâce à l'étude des cycles planétaires.
Les cycles déterminés par deux planétes lentes coïncident en effet avec la plupart des courants collectifs.
Saturne/Pluton, Saturne/Neptune ou Jupiter/Uranus etc...
Fascime, communisme, libéralisme, islamisme, Europe, USA, Chine etc...
A Barbault avait ainsi annoncé la chute du communisme russe sur la base du cycle Saturne/Neptune.(déja marqué par la mort de Staline au tour précédent en 53)
Il y a évidemment diverses approches indépendamment de cela.
- héréditaire (étudie les relations dans la généalogie d'une famille)
- probabilités (nombre de statisticiens et polytechniciens s'y sont essayés)
- psychanalytique (Jung étant le plus célébre a s'y être intéressé)
- médicale (excellente pour aider au diagnostic ou pour déterminer l'efficacité/affinité avec telle thérapie, ou tel thérapeute)
-relationnelle (affinités entre deux personnes, assez facile puisqu'elle recoupe deux thémes individuels)
et d'autres comme météorologique, "de recrutement" ou boursière.
Astrologie karmique trés pratiquée depuis ces 10 dernières années (mettant en valeur des notions virtuelles comme les noeuds lunaires, les rétrogradations, Lilith et autres concepts trés abstraits, voire imaginaires)
Sidérale /tropicale
Distinction créée par le probléme de précession des équinoxes.
La seule "vraie fausse" critique que savent émettre les rationalistes contre l'astrologie.
Mais c'est un probléme purement interne aux astrologues en réalité
(qui n'en concerne que certains et sur des questions bien précises)
qui ne devrait pas être porté depuis l'extérieur comme une critique "en soi "de l'astrologie puisqu'il existe cote à cote
-une astrologie tropicale basée uniquement sur le zodiaque solaire des saisons pour laquelle la précession n'a pas de rôle à jouer
et
-une astrologie sidéraliste basée sur les constellations et tenant compte du mouvement de précession.
La critique précessionnelle n'est valable qu'à l'encontre des tropicalistes qui commettent des incohérences en introduisant des données sidéralistes dans leur systéme tropical. (Beaucoup le font, mais sur des problémes trés ponctuels).
La question d'une naissance dans l'hémisphére Sud ou à l'Equateur est par exemple une des manières de tester les compétences théoriques d'un astrologue tropicaliste.
(car l'astrologie tropicaliste occidentale, la plus courante, est faite pour une certaine latitude de l'hémisphére nord et l'appliquer ailleurs n'est pas simple)
C'est d'ailleurs ce qui m'a amenée à constater que l'astrologie est aussi un langage à usage interne. Des astrologues utilisant des systémes incohérents (astronomiquement) obtiennent parfois autant de résultats que ceux qui utilisent des bases cohérentes.
Genre effet placebo, égrégore, autoréalisation prédictive etc...
Et nombre de personnes sur des forums astrologiques arrivent à se comprendre en développant des notions dont on peut démontrer qu'elles sont fausses astronomiquement ou incohérentes d'un point de vue de logique interne..
Enfin il existe l'astrologie ésotérique.
-elle étudie la symbolique et l'algébre des signes et des planètes.
-les cycles et les rythmes (du systéme solaire)
-le grand oeuvre de l'astrologie ésotérique est ce que l'on appelle l'Eternel Retour...
Il étudie les éres successives de l'Humanité du point de vue des croyances ou des Dieux
(au sens des Veda et Avesta, de la Grande année de Platon ou de l'Apocalypse.)
Pour ça évidemment il faut déja accepter l'idée qu'au fil du Temps se suivent des éres successives. Bien que toutes imbriquées...
Ces éres voient naître et muer des dieux (des idéologies ou des idées)
qui structurent le Réel à chaque fois en fonction d'un point de vue particulier dominant(qu'on désignera au choix comme l'esprit du temps, la mode,la valeur en pointe,le mythe de l'époque, le dieu régnant, etc..).
L'histoire des mythes et des religions est constituée par la désorganisation , la déconstruction ou la décomposition (c'est alors une période de matérialisme) puis par la restructuration, la reconstruction et la recomposition d'un nouvel organigramme des valeurs (période spirituelle).
Et ainsi de suite, comme le jour succéde à la nuit, où l'été à l'hiver, mais sur une autre échelle de temps.
Un peu comme un jeu de cube que l'on doit défaire avant de le reconstruire pour obtenir une nouvelle image.
En ce sens on peut sortir de la notion de synchronicité et voir une double influence :
celle du Cosmos sur les Hommes (influence multiplement perçue)
et celle des Hommes donnant vie par la leur aux archétypes cosmiques que sont les Dieux, les Idées.
Elisa Kouto